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L'ex-lieutenant-colonel putschiste Joseph Michel François est décédé
1er Mars 2017 | 6h20 PM ET



San Pedro Sula, Honduras (Le Floridien) -- L'ex- lieutenant-colonel des anciennes Forces armées d'Haïti (FAD'H), Joseph Michel François, est décédé la soirée du mardi 21 février dans un centre hospitalier de la ville San Pedro Sula (Honduras), où il résidait depuis 1996, a annoncé le journal local La Tribuna. Il était âgé de 59 ans.

Considéré comme l'un des principaux auteurs du sanglant coup d'état militaire du 30 septembre 1991 ayant renversé le président démocratiquement élu d'alors, Jean-Bertrand Aristide, l'ancien putschiste avait été transporté d'urgence après un bref malaise. Il aurait rendu l'âme suite à un arrêt cardiaque, selon des sources citant des proches de sa famille.

Né le 8 mai 1957, l'ancien chef de la police de Port-au-Prince avait déposé ses valises en terre hondurienne le 22 avril 1996, suite à son expulsion de la République dominicaine pour son implication présumée dans un complot ourdi contre le président en fonction d'alors, René Préval.

En 1997 et 1998, la Cour suprême de justice (CSJ) du Honduras a successivement rejeté les appels pour son extradition. Le premier a été présenté par les États-Unis et le second par le gouvernement de Préval.

Au grade de major dans l'armée en 1991, en tant que Commandant de la 4ème compagnie (communément appelé Cafétéria, localisé à l'époque au centre commercial de Port-au-Prince), le défunt fit régner la terreur chez les sympathisants de l'ancien prêtre de Saint-Jean Bosco les trois années suivant le sanglant coup d'état.

Selon des organisations de droits humains, les premiers jours du coup d'État démontraient comment des structures bien organisées sous le commandement du Lieutenant-Colonel Michel François (un grade qu'il se serait auto-attribué) avaient pu être mobilisées pour bloquer le processus démocratique. Des unités tactiques étaient déployées contre les mouvements populaires pour provoquer le marronnage et désorganiser les groupes lavalassiens. On racontait que certaines des méthodes de cet ancien homme fort de la défunte armée relevèrent du sadisme pur et simple, enlevant la vie à des dizaines de milliers d' Haïtiens, ceux particulièrement issus des quartiers défavorisés de la capitale Port-au-Prince.

Pour réussir ce putsch de septembre 1991, les militaires avaient dû abattre plusieurs milliers de citoyens (environ 5.000, selon les partisans d'Aristide) qui manifestaient contre le renversement du gouvernement constitutionnel, notamment à Port-au-Prince.

Le décès de l'ancien haut gradé des FAD'H survient quelques années à peine après celui de son fils. Le journal hondurien La Tribuna rappelle que dans la nuit du 3 février 2011, son fils qui étudiait le droit à l'université de San Pedro Sula, a été tué par des criminels qui l'ont jeté à partir d'un véhicule en mouvement devant le magasin de vente d'appareils électroménagers, dont il (l'ex officier) fut le propriétaire. Le jeune homme n'a pas résisté à la gravité des coups qu'il a reçus et est mort quelques minutes plus tard à l'hôpital Mario Catarino Rivas où il a été transporté.

Selon un ancien membre de la promotion militaire de l'ancien lieutenant-colonel, la mort tragique de son fils avait eu de sérieuses répercussions sur son état de santé, ce qui présageait sa fin.

À l'instar de son supérieur hiérarchique, le lieutenant-général Raoul Cédras, et de plusieurs de ses collègues de la défunte armée, Joseph Michel François devait prendre le chemin de l'exil en septembre 1994 pour se réfugier en terre voisine, la République Dominicaine, au lendemain du débarquement d'une force multinationale conduite par les États-Unis. Le président Aristide allait revenir au pouvoir le 15 octobre 1994, accompagné du secrétaire d'État américain d'alors, Warren Christopher.

De nombreux co-auteurs du coup d'État de Septembre 1991, dont le général Philippe Biamby (mort d'un cancer), sont décédés dans diverses circonstances. Le principal bénéficiaire du coup, le lieutenant-général Raoul Cédras, se trouverait jusqu'à présent au Panama où il avait trouvé refuge à son départ d'Haïti.

En tant qu'auteur présumé de nombreuses meurtres, l'ex-Lieutenant-Colonel Michel François qui se fit appeler Sweet Micky (son nom de code), est mort sans avoir été interrogé par la justice haïtienne.

Le défunt officier était soupçonné dans la disparition du populaire animateur de musique compas et copropriétaire de Radio Galaxie, Félix Lamy, qui avait en primeur annoncé son transfert vers un commissariat d'une ville de province. François était aussi indexé dans le massacre de Raboteau et l'assassinat crapuleux de l'homme d'affaires Antoine Izméry, grand supporteur de l'ancien président lavalas Jean Bertrand Aristide.

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