Le Floridien.com
ABOUT US AD RATES MEDIA KIT CONTACT US PLACE an AD OUR ADVERTISERS OLD ISSUES
ACCUEIL / HOME HAITI-ACTUALITE COMMUNITY NEWS CULTURE SPORTS COMMUNAUTE EDITORIAL


10 Questions à Ludnel 'Lélé' Saint-Preux
16 Février 2017 | 6h25 PM ET



Personnalité très connue dans le milieu musical haïtien, respectée de tous pour son professionnalisme et son sens du sérieux, Ludnel 'Lélé' Saint-Preux revient au-devant de la scène comme promoteur principal d'un nouveau rendez-vous socioculturel tous les premiers vendredis du mois à Little Haiti. Nous l'avons rencontré pour en savoir plus sur cet événement. Il a répondu volontiers à nos 10 questions. Bonne lecture!

LF : Après avoir observé un long recul dans le milieu musical, qu'est-ce qui a motivé ce retour ?
LS : Ça a été plutôt un recul apparent, non pas réel. J'observais les choses à distance. Pendant toute cette période-là, je participais à de nombreux projets dans le milieu en qualité de partenaire silencieux. Je dois rappeler qu'il y a environ un an et demi, sous le label de ma compagnie 'Five-O-Nine Productions', j'avais organisé " Little Haiti Community Fest " qui fut un grand succès. Mon retour au-devant de la scène du monde musical haïtien est surtout motivé par le souci de préserver la culture haïtienne à Little Haiti après que le gouvernement de Miami eut officiellement désigné Little Haiti comme un quartier de la ville. Cet événement que j'organise tous les premiers vendredis du mois est une volonté manifeste de ma part de maintenir en vie notre riche culture haïtienne à Miami.

LF : Vous baptisez ce rendez-vous mensuel "Friday Night Live", concrètement qu'est-ce que cela signifie ?
LS : Je dois dire que cette appellation découle d'un processus d'élimination. Je ne voulais pas utiliser un nom ou un thème commun dans le milieu. Après maintes réflexions, je me suis porté sur le choix d'une appellation qui se définit comme étant un riche spectacle pour bien commencer le weekend. Ainsi j'ai opté pour " Friday Night Live ", une façon d'offrir un moment de détente aux familles haïtiennes après une semaine de dure labeur. Il est aussi question d'aider à dynamiser le quartier de Little Haiti sur le plan socioculturel. " Friday Night Live " est une plateforme dédiée à la culture de chez nous, mettant en valeur ses différentes facettes.

LF : Quel bilan pouvez-vous faire de la première soirée avec Klass ?
LS : Ça a été une très bonne expérience pour un coup d'essai. Quand on sait que le groupe Klass était en prestation au même endroit deux semaines auparavant, je ne pouvais que me réjouir du nombre de personnes qui avaient fait le déplacement. Certes, je voulais accueillir un public plus nombreux, mais très honnêtement, je dois dire que le nombre de fêtards était satisfaisant. Ça nous encourage déjà à travailler davantage pour perpétuer ce traditionnel rendez-vous pour le bien commun de tous les compatriotes, les amants de la culture en particulier.

LF : S'il vous était donné de citer deux innovations, en comparaison aux autres événements tenus à ce même endroit dans le quartier de Little Haiti ?
LS : Comme je disais tantôt, l'événement se diffère des autres par son appellation et surtout l'idée principale à la base de son existence, à savoir une ambiance culturelle pour un moment de socialisation communautaire. Il faut préciser qu'il n'y a pas seulement la musique au rendez-vous ; la dance, la poésie, l'art haïtien sont bien représentés grâce à la collaboration entre autres de Libreri Mapou et Daleus Art Gallery. Autre particularité, c'est le 'Kids Corner', cet endroit exclusivement réservé aux enfants, où les petits peuvent s'amuser en toute sécurité pendant des heures. C'est une belle expérience familiale, un rendez-vous qui garantit que personne n'est laissé de côté. De 7 heures à 11 heures du soir, l'horaire est tout à fait convenable pour un vendredi. Un moment pour apprécier l'artisanat haïtien, découvrir les auteurs et les poètes de chez nous, et déguster la bonne cuisine créole. " Friday Night Live " englobe presque toutes les facettes de la riche culture haïtienne.

LF : La critique observe qu'il y a déjà beaucoup d'activités un peu similaire dans la communauté haïtienne, n'y a-t-il pas un risque financier en organisant un événement payant dans un endroit où habituellement les gens s'ambiançaient gratuitement dans le temps ?
LS : Ce n'est pas trop exagéré de parler de risque, et cela se comprend. Cependant l'affiche Klass-509 le 3 février dernier a prouvé que les gens sont disposés à payer la modique somme de $10 pour assister un vendredi soir à un spectacle bien organisé. Il faut dire aussi que les gens sont assez compréhensifs. D'autres événements organisés gratuitement au même endroit dans le passé n'ont pas pu faire long feu à cause d'un problème de budget. Les participants ont donc compris la nécessité de contribuer financièrement au maintien de cette activité tenue chaque premier vendredi du mois. C'est un coût symbolique pour nous aider à maintenir la culture haïtienne en vie à Little Haiti et offrir un moment de socialisation communautaire à nos compatriotes.

LF : Qu'est-ce qui, selon vous, justifie le manque criard de volonté de soutenir les initiatives de promotion de la musique traditionnelle ?
LS : La raison est simple. À un moment où les entreprises haïtiennes font face à de sérieuses difficultés économiques, soutenir des initiatives visant à mettre en valeur la musique traditionnelle serait la dernière chose à considérer sur le plan marketing par nos entrepreneurs. Autre chose, étant donné que nous sommes une communauté à faible pouvoir d'achat, cela a un effet direct sur les entreprises haïtiennes qui ne génèrent pas de gros revenus opérationnels. Contrairement dans certaines autres communautés de la Floride, nos hommes d'affaires ont malheureusement tendance à ne pas investir dans le marketing pour faire connaître leur entreprise. C'est aussi une question d'éducation, tant chez les consommateurs que des propriétaires d'entreprise.

LF : Que dire de cette deuxième soirée annoncée avec T-Vice ?
LS : Le premier vendredi du mois de mars tombe trois jours exactement après le mardi gras en Haïti. Nous avons fait appel à T-Vice, réputé pour être l'un des groupes les plus réputés en période carnavalesque pour transporter cette chaude ambiance à Little Haiti. Ce sera un 'Vendredi Gras' au cœur de Little Haiti. On ne peut pas parler de carnaval haïtien sans faire référence à T-Vice surnommé " Met Beton an ! ". Je suis convaincu que T-Vice est un choix idéal en ce sens, ses musiciens seront à la hauteur de ce rendez-vous, et le grand public fera le déplacement pour ce mois de mars.

LF : Comptez-vous afficher seulement les groupes locaux ; avez-vous reçu des subventions d'une quelconque entité gouvernementale pour organiser cet événement ?
LS : Ce n'est pas de notre intention d'afficher seulement les groupes locaux. Notre objectif est d'offrir au public des spectacles de qualité avec des artistes et groupe de renom. Nous entendons afficher des groupes et artistes basés en dehors de Miami. C'est sûr que nous n'allons pas faire venir un groupe juste pour la seule affiche du vendredi. " Friday Night Live " fera donc partie d'un 'weekend package' où nous pourrons afficher le groupe le lendemain samedi, à Orlando ou Tampa, par exemple, et la soirée du dimanche, à Fort-Lauderdale ou du moins West Palm. Du point de vue de financement, nous n'avons jusque-là reçu aucune subvention du gouvernement local. C'est jusque-là un investissement 100% privé. Peut-être un jour nous frapperons à la porte du gouvernement local.

LF : Peut-on alors avoir une idée des différents dates et groupes retenus pour la continuité de ce rendez-vous mensuel ?
LS : Pour les dates, c'est chaque premier vendredi du mois. En terme de lineup, les groupes sont déjà retenus pour au moins les trois prochains mois à venir. Par exemple, je peux vous confirmer que nous aurons Nu Look et Harmonik pour le mois d'avril. Pour le mois de mai, nous présenterons un spectacle qui mettra en valeur le bicolore national, les artistes et groupes restent à confirmer bien entendu. Pour le mois de juin, les groupes dISIP et Zenglen seront à l'affiche.

LF : Un mot à l'endroit de ceux qui vous ont accompagné lors de la 1ère soirée ?
LS : Je ne sais pas comment remercier tous ces gens-là pour leur présence à l'occasion de l'affiche Klass, en dépit du fait que ce groupe avait performé au même endroit deux semaines auparavant. Je veux croire que nous avons comblé leur attente en terme d'accueil et de la qualité du spectacle offert. Certes, pour un coup d'essai, il y avait peut-être de petites failles que nous comptons ajuster dès la soirée du vendredi 3 mars prochain avec T-Vice. J'ose espérer que tous les participants avaient apprécié dans l'ensemble l'ambiance du mois de février et qu'ils vont continuer à investir leur confiance en nous. Ce que nous demandons aux membres de la communauté, c'est de se déplacer chaque premier vendredi du mois, tout en invitant d'autres personnes à y prendre part, à chaque nouvelle affiche. Cela va nous encourager à élargir le cadre pour inclure d'autres artistes (étrangers pour la plupart) dans le lineup, ce pour un spectacle mensuel encore plus grandiose.

Propos recueillis par Dessalines Ferdinand
ferdinand@lefloridien.com










HOME PAGE


Home

Home

Home

Home


Home


LE FLORIDIEN e-version
Vol.17 No.381 | February 16 - 28, 2017

Description: Page couverture

"NOS ANCIENNES EDITIONS (pdf)"

><br>
  <br><br><br><br>
 </A></div>
  </b> <br>
 
  
  <br>
  </center>  
        
      </p>
</div><br><br><br>
  
 <img border=0 src=




MADAME GOUGOUSSE HAITI CUP 2016
Dimanche 22 Mai 2016 / FIU North Stadium

Home





L’ACTUALITÉ EN VIDÉO


Vol inaugural de la American Airlines Miami vers Cap-Haïtien le jeudi 2 octobre 2014.


Home Haïti-Politique Florida Politic Culture Sports Communauté Editorial Haitian News

To contact us, please call (305)-610-7481 Thanks for visiting Le Floridien Newspaper


 

This site is progressively updated. Copyright 2013 Le Floridien Inc. All rights reserved - 2013   |  Tous droits réservés