Bazile Richardson arrêté à Houston pour avoir financé des gangs en Haïti

Par Le Floridien | 4 août 2025  _________________

Ils sont de plus en plus nombreux, ces membres de la diaspora haïtienne aux États-Unis qui, au lieu de contribuer au redressement de leur pays d’origine, participent activement à l’aggravation de la violence en Haïti. L’arrestation récente de Bazile Richardson à Houston par le FBI en est une preuve frappante, qui continue de secouer la communauté haïtienne aux États-Unis. Ce père de famille, propriétaire d’une entreprise de transport établie en Caroline du Nord, est accusé d’avoir financé des gangs armés en Haïti, notamment le redouté groupe Viv Ansanm, dirigé par Jimmy “Barbecue” Chérizier.

Selon les documents du tribunal, Richardson aurait contribué au financement de l’achat d’armes lourdes, de véhicules, et même au paiement de « salaires » pour les membres de gangs. Il aurait utilisé les réseaux sociaux et des applications de messagerie pour collecter de l’argent auprès d’autres Haïtiens vivant aux États-Unis, tout en prenant soin de dissimuler ses activités afin de contourner les sanctions américaines.

« Ne dis rien sur l’organisation quand tu envoies l’argent. Ils surveillent tout à cause des sanctions », aurait-il déclaré à un contact, selon les procureurs. Des enregistrements vocaux et des messages écrits montrent que Richardson avait pleinement conscience de l’illégalité de ses actes. Pire encore, il aurait exprimé son intention d’aider les gangs à renverser le gouvernement haïtien.

Richardson était en contact direct avec Chérizier, un ancien policier devenu chef de gang, aujourd’hui considéré par les États-Unis comme un terroriste international. Le groupe ‘Viv Ansanm’, qu’il dirige, contrôle de larges portions de Port-au-Prince, où la population vit sous la terreur quotidienne des gangs. En mai dernier, les autorités américaines ont officiellement classé ce groupe comme organisation terroriste étrangère.

Selon les documents judiciaires, Richardson faisait l’objet d’une enquête depuis au moins la mi-2022, notamment en raison de ses communications avec Jimmy Chérizier. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre le 17 juillet, et il a été arrêté le 23 juillet à Houston. Les documents ne précisent pas pourquoi il se trouvait à Houston au moment de son arrestation.

À l’issue d’une audience tenue à Houston le mardi suivant, Richardson a été placé en détention provisoire. Son dossier a été transféré vers un tribunal fédéral à Washington, D.C., où il devra répondre des accusations portées contre lui.

Ce cas met en lumière un problème inquiétant : certains Haïtiens vivant à l’étranger, au lieu d’aider leur pays à sortir de la crise, contribuent à entretenir la violence et l’insécurité. Le gouvernement américain a envoyé un message clair : financer des gangs haïtiens, c’est commettre un crime, et cela ne restera pas impuni.

L’affaire Bazile Richardson est un rappel pour toute la diaspora : la véritable aide pour Haïti ne passe pas par les armes, mais par la paix, la justice et le développement. Ceux qui choisissent la voie de la violence devront répondre de leurs actes devant la justice.

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