Annonce choc à l’Église : le pasteur déclare qu’il devient femme… Où va le monde ?

À gauche, le révérend Phillip Phaneuf lors d’un service religieux ; à droite, la même personne après avoir annoncé sa transition de genre sous le nom de Phillipa. — Crédit photo : réseaux sociaux
Ce dimanche-là, les fidèles de la North Chili United Methodist Church, à Rochester, s’attendaient à un office ordinaire. Pourtant, au cours de sa prédication, leur pasteur a pris la parole pour annoncer une décision qui a résonné comme un coup de tonnerre : à 51 ans, le révérend Phillip Phaneuf renonce à son identité masculine pour vivre désormais en tant que femme et se faire appeler Phillipa. Cette révélation, faite publiquement depuis la chaire, a plongé l’assemblée dans la stupeur et ouvre un débat bien plus vaste : comment l’Église se positionne-t-elle dans un monde où les repères identitaires se transforment ? Le Floridien a tenté de recueillir des réactions auprès de pasteurs haïtiens établis dans le sud de la Floride.

 

Rochester, NY (Le Floridien) — Ce dimanche-là, les fidèles de la North Chili United Methodist Church à Rochester, New York, pensaient assister à un culte comme les autres. Mais au cœur de la prédication, le révérend Phillip Phaneuf, 51 ans, a pris la parole pour dévoiler une vérité qui a fait l’effet d’une bombe : il renonce à son identité masculine et affirme devenir femme, demandant désormais à être appelé Phillipa. Une annonce publique, lancée depuis la chaire, qui a laissé l’assemblée sous le choc et qui relance un débat brûlant au sein de la communauté chrétienne.

« Je ne deviens pas une femme, je cesse simplement de faire semblant d’être un homme », a déclaré la pasteure, vêtue d’une étole aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole des communautés LGBTQ+. Elle affirme entreprendre une transition de genre depuis plusieurs mois, incluant un traitement hormonal. Elle se présente également comme asexuelle, expliquant ne ressentir ni désir ni recherche de relation romantique.

Si l’évêque, l’Église et la théologie méthodiste soutiennent sa transition, Cependant, ses propres parents refusent de l’approuver.

Dans sa déclaration, elle a tenu à rassurer les croyants en précisant que l’évêque, l’Église et la théologie méthodiste soutiennent sa transition. Cependant, ses propres parents refusent de l’approuver, a-t-elle reconnu, soulignant la fracture émotionnelle que cette décision provoque même au sein de sa famille.

« Je ne suis pas entré dans le ministère pour exposer ma vie privée, mais parfois il y a des vérités qui doivent être dites », a-t-elle ajouté, estimant que son identité ne pouvait plus rester dissimulée.

Pour de nombreux fidèles, notamment dans la communauté haïtienne très religieuse du sud de la Floride, cette annonce pose des questions profondes : Que devient la stabilité spirituelle lorsque le guide se transforme au vu et au su de tous ?
Jusqu’où l’Église peut-elle accompagner une mutation identitaire individuelle ?
Peut-on encore se raccrocher aux repères d’hier dans un monde où tout semble se redéfinir, même dans les lieux les plus sacrés ?

Une chose est sûre : cette révélation prononcée en pleine liturgie ne laisse personne indifférent et alimente un débat sensible qui dépasse largement les murs de l’église. Beaucoup s’interrogent désormais, parfois avec inquiétude : où va le monde lorsque même la chaire change de visage ?

Le Floridien a sollicité les réactions de trois prédicateurs haïtiens de renom établis dans le sud de la Floride. L’un d’eux a refusé tout commentaire, tandis qu’un autre, souhaitant conserver l’anonymat, a souligné qu’il s’agissait d’une décision strictement personnelle qui ne saurait être soumise au jugement public. Quant au troisième, il n’a pu être joint malgré plusieurs tentatives, et ce, jusqu’à la clôture de cet article.

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