
Tamarac, FL (Le Floridien) — C’est dans les premières heures de la matinée du dimanche 21 décembre 2025, précisément à 00 h 52, que les autorités de la ville de Tamarac, en Floride, sont intervenues dans un appartement du complexe résidentiel Tamarac Village, à la suite d’un appel signalant un incident de violence domestique en cours.
Selon le rapport rédigé par l’officière Juliana C. Tenaglia, elle a été dépêchée au 9907 NW 57th Street, après qu’un appelant tiers a contacté les services d’urgence. Le répartiteur a alors transmis des informations jugées préoccupantes : l’appelante affirmait entendre une femme crier, indiquait qu’un homme noir était en train de l’étrangler, que l’homme poursuivait la femme alors qu’elle était nue, et que celle-ci demandait de l’aide.
À son arrivée sur les lieux, l’officière Tenaglia a rencontré Carel Pedre, âgé de 45 ans, pesant 240 livres, résident de l’appartement XXX, où il vivait depuis plusieurs mois. Selon les déclarations consignées dans le rapport, Carel Pedre a expliqué être en couple depuis environ six mois avec Richelle R. Robinson, âgée de 35 ans, avec qui il partageait le logement depuis le mois d’octobre.
Carel Pedre a déclaré aux agents que l’incident avait débuté après que Richelle aurait publié sur les réseaux sociaux une photo embarrassante de lui, laissant apparaître une partie de son corps à travers son pantalon. Selon sa version, il serait alors entré dans la chambre, aurait pris le téléphone de Richelle posé sur le lit, puis aurait quitté l’appartement avec l’appareil. Il a affirmé que Richelle, entièrement nue, l’aurait poursuivi hors de la chambre, à l’extérieur de l’appartement, puis dans les escaliers jusqu’à la rue.
Toujours selon les propos rapportés par Carel Pedre, Richelle aurait tenté de récupérer son téléphone et aurait chuté en effectuant une « roulade », tombant au sol et pouvant s’être causé des marques aux avant-bras. Il a également indiqué qu’elle n’avait pas pu regagner immédiatement l’appartement, car il avait retiré son accès au système de verrouillage électronique de la porte d’entrée, contrôlé par une application sur son téléphone.
Parallèlement, l’officière Tenaglia et le shérif adjoint Lesmes-Rincon ont interrogé Richelle Robinson. Selon le rapport, cette dernière s’est montrée non coopérative dans un premier temps, déclarant qu’elle était préoccupée par la réputation de Carel Pedre ainsi que par ses enfants, avec lesquels elle n’a aucun lien de parenté. Le shérif adjoint Lesmes-Rincon a indiqué que Richelle lui avait toutefois déclaré que Carel l’avait jetée au sol. Elle a en revanche précisé qu’elle n’avait pas été étranglée, tout en confirmant que Carel avait supprimé son accès à l’appartement via son téléphone.
L’officière Tenaglia a également contacté par téléphone l’appelant anonyme à l’origine de l’alerte. Celui-ci a indiqué que sa mère aurait été témoin de la scène, affirmant avoir vu l’homme jeter la femme au sol et l’étrangler, et que la femme frappait à leur porte pour demander de l’aide. L’appelant a précisé que lui et sa mère avaient refusé de rencontrer les agents et souhaitaient conserver l’anonymat.
Selon le rapport, Richelle Robinson a refusé de fournir une déclaration sous serment enregistrée et a également refusé de répondre aux questions du bureau du procureur de l’État concernant l’évaluation du risque de létalité. Les agents ont néanmoins établi que Richelle et Carel vivaient ensemble et entretenaient une relation amoureuse, ce qui correspond aux critères de la violence domestique tels que définis par les statuts de l’État de Floride.
Sur la base de l’ensemble des éléments recueillis, l’officière Juliana C. Tenaglia indique avoir établi l’existence d’une cause probable permettant de conclure que Carel Pedre avait violé l’article 784.03(1)(a)(1) (HG) des statuts de la Floride, relatif aux coups et blessures en contexte de violence domestique, en jetant Richelle Robinson au sol.
Le rapport précise enfin que Carel Pedre a été menotté, fouillé, puis transporté au bureau du district de Tamarac du Broward Sheriff’s Office (BSO), avant d’être conduit à la prison centrale du BSO, où il a été incarcéré pour l’accusation susmentionnée.
Depuis le 23 décembre 2025, Carel Pedre est placé en détention migratoire au centre connu sous le nom de Florida Soft Side South, une installation fédérale du sud de la Floride communément surnommée « l’Alcatraz des alligators » en raison de son isolement géographique et de son environnement marécageux. Ce centre est placé sous la responsabilité de Immigration and Customs Enforcement (ICE). Selon au moins deux sources distinctes, un transfert vers un centre de détention situé dans l’État du Texas serait actuellement envisagé, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait encore été communiquée par les autorités fédérales.





