Djakout #1 triomphe à Boston : Un retour scénique éclatant après plusieurs années d’absence

Boston, 2 août 2025 (Le Floridien) — Après une longue pause loin des projecteurs, le légendaire groupe haïtien Djakout #1 a effectué un retour remarqué et triomphal sur scène, hier soir, à Ocean Side, Boston. Devant une foule conquise, les musiciens ont renoué avec leur public dans une ambiance survoltée, digne de leurs plus grandes heures de gloire. La salle a affiché presque complet bien avant le début de la soirée.

Réuni au grand complet, le groupe a livré une performance de haute volée, empreinte d’énergie, de virtuosité et d’une complicité palpable entre les musiciens. Le maestro-bassiste Mamane Absolue, pilier historique de la formation, a mené le bal, secondé magistralement par le batteur et animateur Rolls “Roro” Laine, véritable maître de cérémonie, dont la précision rythmique et la capacité à galvaniser la foule restent inégalées. À leurs côtés, le claviériste Ti Pouche, les chanteurs Pouchon Duverger et Polo, ainsi que Didi Santana, qui assurait les animations à intervalles réguliers, ont su recréer la magie scénique qui fait la renommée de Djakout #1.

Le percussionniste Alix Nozil, transfuge du groupe Nu Look, a également apporté sa contribution à une section rythmique solide et percutante, ajoutant une dimension supplémentaire à cette soirée exceptionnelle.

La richesse sonore de la prestation a également été renforcée par la présence d’une solide section de cuivres et d’accompagnateurs polyvalents. Un tromboniste et un saxophoniste, parfaitement synchronisés, ont su insuffler une dynamique vibrante à l’ensemble, ponctuant les morceaux de lignes mélodiques éclatantes qui ont contribué à enflammer l’atmosphère. Le percussionniste, par ses rythmes soutenus et nuancés, a maintenu la tension festive tout au long de la soirée, tandis que le guitariste-claviériste, avec une remarquable polyvalence, a enrichi la texture musicale du groupe par des accords harmonieux et des interventions inspirées. Chacun, à sa manière, a apporté une animation essentielle, consolidant ainsi la structure musicale de Djakout #1 et participant pleinement à la réussite éclatante de ce grand retour scénique.

Dès le premier set, les musiciens ont séduit par leur élégance. Vêtus de blanc immaculé — à l’exception notable de Pouchon Duverger, vêtu de noir orné de touches blanches —, ils ont marqué les esprits par leur prestance. Le nouveau look capillaire de Pouchon a d’ailleurs suscité de nombreux commentaires admiratifs parmi les fêtards, heureux de retrouver l’interprète emblématique à la gestuelle scénique unique.

Pour le second set, les tenues se sont faites plus légères, adaptées à l’intensité de la soirée. Le groupe a alors enchaîné les morceaux au tempo relevé, déclenchant une véritable fièvre dans la salle. Pouchon Duverger, en pleine forme, a électrisé la foule, soutenu avec brio par Roro et, à plusieurs reprises, Didi Santana. Le public a particulièrement vibré sur les hits incontournables tels que « Mannigueta », « La Familia » en chœur par les fans.

Polo, quant à lui, a apporté une touche plus douce à la soirée, interprétant avec sensibilité plusieurs titres à tempo réduit. Dans l’une de ces ballades, le guitariste Santana s’est illustré avec un solo saisissant, rappelant aux mélomanes avertis la virtuosité de Carlos Santana et ses légendaires envolées musicales, notamment sur des airs comme le classique cubain « Guantanamera ». Ce moment de grâce a conféré à la soirée une dimension presque mythique.

Didi Santana, qui avait prêté main-forte au groupe Nu Look durant la pause de Djakout #1, a su se hisser à la hauteur des attentes. S’il ne possède pas la palette vocale de Shabba, ex-tambourineur et animateur emblématique du groupe, ses interventions vocales et riffs de guitare ont indéniablement enthousiasmé l’assistance, qui n’a cessé de manifester sa joie.

Sur les réseaux sociaux, où l’événement a été retransmis en direct par de nombreux internautes, les commentaires élogieux ont afflué. Les messages tels que « Men Djazz peyi a retounen » ou « Vid la vin konble nan himm lan, Djakout pou lavi » témoignent de l’attachement indéfectible des fans et de l’impact émotionnel de cette soirée.

La setlist, soigneusement élaborée, a permis aux musiciens d’exprimer toute l’étendue de leur savoir-faire, prouvant que, malgré les années d’absence, Djakout #1 reste un pilier incontournable du paysage musical haïtien. Leur retour sur scène à Boston pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre prometteur pour ce groupe mythique, dont la flamme, assurément, brûle plus que jamais.

 

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